Contest

LA VIDÉO & LA GALERIE

SOMA SKATE ROCK !

L’an dernier, au Soma Skate Rock, on avait miraculeusement réussi à ne tuer personne. Pourtant, c’est pas pour se vanter, mais on avait essayé. Il y avait notamment cette bande de Suisses complètement surexcités qu’on a été surpris de voir repartir sains et saufs. C’était un événement haut en couleurs et assez fort en émotions et du coup, je m’étais promis de ne plus jamais me mouiller dans l’organisation d’un tel bordel. Trop risqué. Mais finalement, c’était aussi tellement de bons souvenirs, qu’on a remis ça le weekend dernier avec les collègues du Skatepark de Grenoble. Et bien nous en a pris…

Photos : Loïc Benoit
Vidéo : Seb Floc’hlay (avec l’aide de Vincent Mermet & Cyril Forcheron)

On ne va pas vous cacher qu’on avait quand même un peu la boule au ventre le samedi du contest. Ça faisait deux semaines qu’on ne faisait plus de promo pour l’événement de peur qu’il y ait trop de monde qui vienne et on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre.

Il faut savoir que si le contest en lui-même se déroule sur la soirée du samedi, le « Soma Skate Rock » commence vraiment dès le samedi après-midi dans le pool de Fontaine ou le bowl de Crolles et se termine le dimanche après-midi dans le bowl de Crolles ou le pool de Fontaine. À vous de voir. Le but étant que les gens viennent passer un bon weekend à Grenoble et ses alentours et si on peut leur casser les tympans et leur bourrer la gueule le samedi soir au passage, c’est tout bénèf.
Ce samedi après-midi donc, quand on a débarqué à Fontaine et qu’on a vu que 80% de la population de Marseille était déjà là, accompagnée de quelques Bordelais, Suisses, Franciliens et autres, on s’est dit que la soirée s’annonçait chaude. Sacrée session dans le pool d’ailleurs, chouette spectacle. Mais finalement, on s’est fait du mauvais sang pour rien.
Les Suisses dont il est question dans le premier paragraphe (ceux de Drash skateboards), se sont perdus en venant et ne sont donc arrivés que vers la fin du contest, même pas encore bourrés (simple supposition votre honneur) et qu’ils ont donc étés sages comme des images. Rien à craindre de ce côté-là du coup. En fait, rien à craindre tout court. Tout s’est déroulé sur un tapis de velours, et rien n’est venu entacher cette belle kermesse. Même les groupes ont été sages. Non je plaisante, eux ils ont gueulé dans le micro toute la soirée, comme chez le dentiste, mais en pire encore. C’était parfait.

Le contest a commencé par « les vieux », les plus de 35 ans, pour leur permettre de se coucher plus tôt. Seb Poix qui a gagné, n’aurait pas fait tâche chez les jeunes, mais voilà, il est officiellement « vieux » donc il a dû aller jouer avec des gars de son âge. Il a donc gagné une board, puis il a pris une bonne tisane et il s’est endormi devant Drucker à la télé. Oh ça va… Autre « vieux » : le speaker, Jérémy « Mimi » Boissonnet, ex-gloire du skate français, était au top. Il ne comprenait rien à ce qui se passait, ne connaissait les noms d’aucun des skateurs et refusait d’enlever ses bouchons d’oreilles, ce qui ne facilitait guère la communication. Ça donnait ce genre de choses :

Les juges : « Vas-y Mimi, annonce Robin Bolian »
Mimi : « Ok ! Romain Bonian, c’est à toi ! »

Jérémie « Gégé » Daclin, vieux pote de Mimi, était venu nous prêter main forte également. Il a fait un très bon juge, sans bouchons d’oreilles. Merci à vous deux, vous avez été parfaits. (Et merci aussi à Loïc Benoit d’avoir lâché son appareil photo pour prendre le micro de temps en temps.)

Bon, si on parlait un peu de skate ?
Robin Bolian donc ! Il commence à être sérieusement bon le minot, c’est limite inquiétant, il a réussi à ne pas se faire battre par un Julien Bénoliel pourtant en très grande forme. Totalement « On Fire » qu’il était le P’tit Ju et c’était drôlement chouette à voir. Des nose grinds de partout, des bs ollie et bs nollie gigantesques… Mais avec Robin qui volait à deux bons mètres au-dessus du coping, qui faisait des 540°, qui ne loupait rien, et qui avait la banane en permanence, c’était difficile de rivaliser. Même pour Julien.
On distribuait des billets de cinq euros pour chaque bon trick pendant la finale et les demi-finales. C’était juste pour se la raconter devant les meufs qu’on avait décidé de faire ça, mais ça motivait quand même pas mal les gars. Car comme le rappelait Mimi au micro : « cinq euros + cinq euros + cinq euros, ça fait quinze euros ! » Et ouais. Bref, tout ça pour dire, que Robin skatait tellement bien, qu’on était obligés de lui filer un billet à chaque fois qu’on le croisait sur la plateforme. Il était incroyable ! Sur les 100 000 euros qu’on a distribué (300 en fait) il a dû en prendre une bonne petite moitié. Sans compter le chèque de 200 euros qu’il a pris à la fin de la soirée. Si je me souviens bien, il avait fait exactement le même coup l’année dernière. C’est bien simple, je pense que même s’il n’aimait pas le contest, il continuerait de venir tous les ans, ne serait-ce que pour ne laisser aucune miette aux autres. Heureusement que j’ai l’audace de croire qu’il vient aussi pour l’ambiance, sinon, je le détesterais.
Les filles aussi skataient bien. Elles faisaient moins de 540°, mais elles n’étaient pas venues enfiler des perles non plus. Pauliana Laffabrier et Chloé Bernard notamment avaient vraiment la méchante classe et c’était un plaisir de les voir skater.

Un autre qui s’est bien fait remarquer, c’est Johan Delassus, un local de Crolles, le park en béton à quinze minutes de Grenoble (en courant vite). On savait qu’il allait bien skater parce qu’on le connaît un peu et qu’on sait donc de quoi il est capable, mais là, il nous a carrément fait flipper. Il a totalement pété les plombs pendant la finale, il sautait de partout, essayait de dropper de tout ce qui était haut et potentiellement dangereux. Il était en transe, comme possédé et inarrêtable. Même après avoir tapé un coup la tête par terre, il a recommencé à se jeter en blunt tirette fakie sur la barrière (voir photo)… C’était dingue à voir, et assez bizarre en même temps.

Voilà pour les premiers, mais vraiment, le niveau général était incroyable, tout le monde s’est donné à fond pour, peut-être, gagner une board ou un billet de cinq euros que Robin et P’tit Ju auraient bien voulu leur laisser. On se serait cru au bon vieux temps, quand on allait aux contests plus pour l’ambiance que pour faire plaisir à ses sponsors.
Allez, on remet ça l’an prochain, inch allah, avec plus ou moins la même recette. On s’arrangera aussi pour que le public soit mieux installé, c’est promis, la vérité.

Yohan Delassus - Blunt nose grab to fakie sur la barrière et dans la partie verticale - (c) Loïc Benoit
Yohan Delassus – Blunt nose grab to fakie sur la barrière et dans la partie verticale – (c) Loïc Benoit
À la tienne Victor ! - (c)LB
À la tienne Victor ! – (c)LB
Sasha Conca - bs smith grind dans tout le corner - (c)LB
Sasha Conca – bs smith grind dans tout le corner – (c)LB
Robin Bolian - fs air -(c)LB
Robin Bolian – fs air -(c)LB
Julien Bénoliel - bs nosegrind dans tout le corner -(c)LB
Julien Bénoliel – bs nosegrind dans tout le corner -(c)LB
Cho7 - fs 5050 to fakie à deux mille à l'heure - (c)LB
Cho7 – fs 5050 to fakie à deux mille à l’heure – (c)LB
Stéphane Boussac - Stalefish - (c)LB
Stéphane Boussac – Stalefish – (c)LB
Robin Bolian - bs air - (c)LB
Robin Bolian – bs air – (c)LB
Julien Bénoliel - bs ollie - (c)LB
Julien Bénoliel – bs ollie – (c)LB
Simon Léauté - Handrecht - (c)LB
Simon Léauté – Handrecht – (c)LB
Chloé Bernard & Pauliana Laffabrier (c)LB
Chloé Bernard & Pauliana Laffabrier (c)LB

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Les remerciements. Alors là attention, je suis tellement guimauve aujourd’hui que j’ai envie d’embrasser tout le monde : Merci donc à toute l’armée de bénévoles sans qui rien n’aurait été possible, merci à tous les partenaires qui ont mis la main au portefeuille. Merci à tous ceux qui ont fait de la route pour venir participer/ assister au contest, merci à tous les groupes qui sont venus gueuler dans le micro.
Merci à Gégé, Mimi & Loïc.
Merci à Léo, pour tout. Merci à Jojo & Cho7 juste parce que. Merci à Morgan, merci Seb. Merci aux Chellois / Parisiens. Merci à « La Piste 1993 ».
Et merci au site concurrent d’avoir attendu qu’on poste notre article et notre vidéo pour publier leur vidéo de notre événement qu’on s’est saigné à organiser… Merci, et vive l’internet.
-fredd